Histoire de La Cauvinière

Origine du nom

Le nom de la maison a été donné en souvenir de Nicolas Hérier né en 1736, drapier et soyeux normand installé à Lyon. De retour en Normandie, il devient Hérier de la Caunvinière (charge de connétable du Duc d'Harcourt). Il est un ancêtre de votre hôte.


Date de la maison

La maison et son lavoir datent de 1864. Le bâtiment fut agrandi par deux vérandas en 1910.


Type de construction

La maison est construite en pisé de mâchefer

Historique

Le pisé de mâchefer très présent à Lyon.

Après l’arrêté préfectoral de 1856 interdisant le pisé, la construction en terre crue disparaît pratiquement de l’agglomération lyonnaise au profit du pisé de mâchefer. Le mâchefer est un résidu solide provenant de la combustion de la houille dans les fours industriels. Broyé et mélangé à un liant, le plus souvent à de la chaux, il constitue un matériau qui peut être utilisé de la même manière que la terre crue. Au XIXe, ce mode de construction ne cesse de se répandre à Lyon. Les entreprises métallurgiques se multiplient dans la région lyonnaise, à la Guillotière, à Vaise, mais aussi à Givors et à Saint-Etienne. Les scories produites par les fours industriels sont disponibles en quantités toujours plus importantes et à bas prix. Elles constituent donc un matériau financièrement attractif pour les entrepreneurs. Enfin, le pisé de mâchefer étant beaucoup plus résistant que le pisé de terre crue, les constructions ne sont plus limitées en hauteur : on peut sans problèmes dépasser les 2 ou 3 étages et envisager de construire de véritables immeubles en pisé.

Extrait de Lyon un chantier limousin, par Jean-Luc de Ochandiano.

François Coignet, (1814-1888) d'origine lyonnaise, inventeur du pisé de mâchefer.